• J'ai étranglé mes souvenirs.

    On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m'était impossible de me passer de toi. Même quand je te voyais, tu me manquais encore. - Christian Bobin -

    Tu es le trou dans ma tête, le vide dans mon lit, tu es le silence entre ce que je pensais et ce que j'ai dit. Tu es l'angoisse nocturne, le matin lorsqu'il fait clair, et quand c'est terminé, tu recommences. On ne choisit pas ce qui reste ni ce qui disparaît, mais je ne ferais rien pour te retenir.  - Florence and The Machine -

    J'ai étranglé mes souvenirs.

    Depuis que t'es parti ?! J'ai noyé mes yeux dans l'alcool. Et mon foie avec. Je me suis bouffée les doigts. A me ronger les ongles. Je ne dors que trois heures par nuit. Je ne rêve plus. J'ai les cloisons nasales en friches. Tu sais bien. La blanche, en poudre. J'ai pensé à disparaître  Avec une balle. Ou plusieurs. J'ai enterré mon cœur. Et tous les sentiments qui vont avec. J'ai fait pleurer ma mère. Je suis tombée sur tes lettres. J'ai pleuré. J'ai voulu les brûler  Je l'ai pas fais. J'ai pleuré. Encore. Puis je me suis asséchée. J'ai essayé d'oublier aussi. J'avais ton odeur sur ma peau. Tous les jours. Je me suis enfermée dans un trou à rat. Voler la haine aux autres. Je ne parle plus de nous. Il reste un souvenir. J'ai couru. Pendant des heures. Après quoi ? Un souvenir. Un geste de toi. Pauvre idiote. J'ai fini les pieds en sang. Eu un accident de voiture. Une pédale enfoncée sur un accélérateur. Un mur. Les pompiers arrivés trop vite. Pas eu le temps de crever. J'ai passé Une heure dans le coma. Je crois bien que j'y étais bien mieux. J'ai retracé toutes les façons de me foutre en l'air. J'en ai même oublié comment je m'appelle. Alors ne me demande pas.

     Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n'en former plus qu'une. Elles dépendent alors à jamais l'une de l'autre. Elles sont indissociables et n'auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d'une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l'autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s'éteindraient aussitôt. L'une ne peut continuer son voyage sans l'autre.  

    J'ai étranglé mes souvenirs.

    J'aurais aimé pouvoir te dire que j'ai arrêter de compter. Que je ne sais pas depuis combien de temps je n'ai plus de nouvelles de toi. Que les jours défilent sans que je ne souffre de ton absence. Mais tu sais que je n'ai jamais su mentir.

    J'espère juste te manquer aussi... #A

     

    « C'est comme au bord d'un rien Jeunesse inffluencable... »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 29 Avril 2015 à 18:21

    Magnifique texte. ♥

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